Les aventures de Corentin le petit bambin et de Séraphin son apprenti ange gardien

20 janvier 2011

Séraphin & Corentin en sont fans !

 

Un anniversaire à fêter,

De belles choses à découvrir,

Un petit tour ICI

Un petit concours

et qui sait ?

 

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21 mai 2010

Ciel ! Un petit jeu...

...chez Madame carabosse

C'est ici

C'est joli

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et même très joli

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et comme c'est joli, et même très joli,

une fois n'est pas coutume,

S&C vous encouragent à y aller !

 

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28 mars 2010

8.- Séraphin et le lit à étage

 


S
i c'est votre première visite, avez vous pensé à lire à vos enfants le Prologue ?

 

Librement inspirée des souvenirs personnels

des bons anges gardiens de Sybille et Emmanuelle qui reconnaîtront l'aventure

si leur maman leur lit... 



 

s_raphin_lit_a_etage_2_version_blogBonne maman et Bon papa habitent à la campagne dans une belle maison qui a un immense jardin. Corentin y va souvent avec maman et papa. Le petit garçon aime beaucoup cet endroit. Il y retrouve tous ses grands cousins, Bonne Maman a toujours des petites gâteries pour le bambin et Bon Papa l’emmène faire de la balançoire dans le parc.

Les choses sont beaucoup moins amusantes pour Séraphin car c’est très compliqué de surveiller un bébé dans une si grande demeure. Heureusement que le petit ange peut voler aussi vite que la lumière dans les longs couloirs de la maison. En effet, Corentin a fait beaucoup de progrès et il se déplace maintenant rapidement sur ses deux petites jambes. Il s’amuse beaucoup à courir dans la maison avec ses cousins. 

Bonne maman a installé les enfants les plus grands dans une chambre avec des lits à étage. Corentin, lui, est dans une pièce à côté de maman et il dort dans le lit qu’elle avait quand elle était petite. Le petit bonhomme y trouve un gros coffre contenant tous les jouets anciens, ceux de maman évidemment mais aussi ceux de ses oncles et tantes ; celui qu’il préfère est un vieux pantin de bois et il le promène partout, tout fier de sa trouvaille. 

Pendant que le bébé découvre les merveilles de sa chambre, Séraphin s’amuse aussi beaucoup. Il saute et ressaute sur le lit pour rebondir encore et encore sur l’édredon en plume. L’angelot éclate de rire, un rire pur comme l’eau la plus claire même si personne ne peut l’entendre. 

A l’heure du repas des enfants, c’est une belle bousculade dans la cuisine qui sent bon la soupe de légumes et le pain grillé. Autour de la grande table, les cousins se retrouvent et c’est à celui qui rira le plus fort ; Corentin qui est le plus petit, trône sur sa chaise haute. Parfois, Bon Papa surgit, fronce les sourcils et demande un peu de calme. Malgré son air sévère, les yeux du grand-père sourient et les enfants éclatent de rire. Ils ne sont pas les seuls à bien s’amuser. 

Dans un coin de la pièce, tous leurs anges gardiens sont regroupés dans une joyeuse mêlée. De temps en temps, l’Archange Gabriel apparaît, frappe dans ses mains et rappelle leur mission aux petits anges qui baissent alors les yeux piteusement. 

Après le dîner, les enfants regagnent l’étage en courant. Commencent alors les courses poursuites dans les couloirs et les batailles de polochons. Corentin est encore trop petit pour participer à ces jeux et il regarde ses grands cousins fasciné. Parfois, ils le prennent dans leur bras et le font tourner, et tourner et tourner encore. Le bambin éclate de rire. Séraphin, lui, ne s’amuse pas du tout. Il n’aime pas ces jeux là et volète autour des enfants craignant l’accident à tout moment. 

Ce soir là, personne ne voit que Corentin a quitté le couloir où jouent les cousins. Toujours aussi curieux, le petit garçon est parti à l’aventure explorer une nouvelle pièce. C’est la chambre des grands. Il y entre d’abord d’un pas hésitant puis, voyant que personne ne l’arrête, il s’avance un peu plus vite. Sur le tapis, les enfants ont laissé traîner des jouets qui paraissent comme autant de trésors pour le bébé qui s’empresse de les attraper. Il y a là un beau livre illustré avec un château fort en relief et surtout, il y trouve aussi une locomotive qui crache de la fumée en faisant des tuuuuuuuuuuuuut tuuuuuuuuuuuuuuuuuuut 

Séraphin a bien sûr suivi Corentin. Il est encore un peu essoufflé car lui aussi  s’est bien amusé à voler dans les couloirs le plus vite possible avec ses amis les autres anges gardiens. L’angelot a un mauvais pressentiment. Comme tous les anges gardiens, il peut lire dans l’esprit de son protégé et il sent bien que Corentin a une idée derrière la tête.  Séraphin ne se trompe pas. Ni le livre, ni la locomotive n’intéressent vraiment l’enfant. 

Ce que Corentin a vraiment remarqué et qui l’attire plus que tout, c’est le lit à étage. Séraphin a suivi le regard du bébé et à tout de suite compris ce qu’il s’apprête à faire. Le petit garçon délaisse vite les jouets, se redresse et s’avance vers l’échelle du lit.  Ses menottes en agrippent les montants et, barreau, après barreau, il grimpe. Il est maintenant assis sur le lit du haut. Il rit aux éclats et tape dans ses mains, heureux et fier de son exploit. Terrifié, le petit ange a suivi la périlleuse escalade de son protégé et il soupire de soulagement de le voir arrivé au sommet de l’échelle sans dommage. 

Mais le soulagement de Séraphin ne dure qu’un instant. Corentin s’ennuie un peu sur ce lit. Il n’y a pas de jouet là haut et il a laissé le pantin de bois sur le tapis. Comment descendre ? Le petit bonhomme se penche un peu au-dessus de la rambarde du lit, « oh lala que c’est haut » se dit-il, les yeux mouillés de larmes.  Le bébé se met alors à appeler : «Maman !  Maman ! ».  Hélas, personne ne l’entend ; sa petite voix est couverte par les cris et les galopades des grands qui s’amusent toujours dans le couloir. Seul Séraphin peut voir la détresse de Corentin mais il ne peut rien faire pour le transporter ailleurs ; ce n’est pas dans ses pouvoirs. 

Au bout de quelques minutes, comme personne ne vient l’aider, le garçonnet décide de descendre tout seul de son perchoir. C’est à reculons qu’il entame sa descente sous le regard affolé de son petit protecteur. Un échelon, puis encore un et tout à coup le petit pied dérape. 

C’est la chute !  Plus vite que la lumière Séraphin se place alors sous le corps du bambin et déploie ses ailes ce qui a pour effet de freiner la dégringolade de l’enfant.  En effet, comme tous les anges gardiens Séraphin peut ralentir le temps une infime seconde, juste ce qu’il faut pour sauver l’âme dont il a la charge. L’angelot a les joues toutes rouges de fournir un tel effort ; c’est que Corentin est un petit garçon bien dodu ! Heureusement, la chute est interrompue par un crochet fixé sur l’un des montants de l’échelle.  L’angelot débrouillard y accroche le pyjama du bébé qui reste ainsi suspendu quelques secondes à quelques centimètres seulement du sol. 

Crac ! Le pyjama se déchire et voilà Corentin à nouveau projeté à terre. Le petit garçon se met à hurler. Séraphin est catastrophé car il n’a pu éviter que Corentin n’ait une grosse bosse sur le front. Recroquevillé dans un coin de la pièce, l’angelot a recouvert sa tête de ses grandes ailes. Son désarroi est tel que l’Archange Gabriel apparaît instantanément « Ne sois pas triste Séraphin, ta mission est d’éviter le pire et tu y es parvenu ; sans ton ingéniosité, ton petit protégé aurait certainement eu beaucoup plus de mal qu’une simple bosse.  » 

Toutes les mamans sont montées à l’étage pour coucher la joyeuse bande de cousins. Celle de Corentin se précipite quand elle entend pleurer son bébé. D’un regard, elle comprend ce qu’il s’est passé. Elle prend vite le petit garçon dans ses bras pour le consoler : « eh bien mon Chéri, je crois que l’on peut dire merci à ton Ange gardien »  murmure-t-elle en le couvrant de baisers. C’est le cœur à nouveau en joie que Séraphin accompagne Maman et Corentin pour la prière du soir.

 S.Sicart 2010- reproduction interdite, tous droits réservés

 

 

 

 

31 janvier 2010

7.-Séraphin à l'heure du bain

 

 

Si c'est votre première visite, avez vous pensé à lire à vos enfants le Prologue ?

 

 

 

corentin_bulle_droits_prot_g_sS’il y a un moment de la journée que Corentin préfère à tout autre, c’est bien celui du bain. Chaque jour à la même heure, quand il commence à faire nuit, Maman vient chercher le petit bonhomme : « au bain, Corentin, au bain ! ». L’enfant laisse alors ses jouets et, dans un grand éclat de rire, tend ses petits bras à Maman. Parfois, le bambin n’a pas envie d’arrêter de jouer quand vient l’heure de se laver. Il gigote alors comme un petit vers dans les bras de Maman mais à la vue de la baignoire, ses petits cubes sont vite oubliés.

 

Séraphin, comme tous les anges, n’a pas besoin de se laver. Quoiqu’il fasse, il est toujours propre, ses ailes sont toujours plus blanches que la neige et plus brillantes que le soleil. Il y a bien quelques poussières qui s’y accrochent parfois, mais elle retombent aussitôt. Rien, vraiment rien, ne peut ternir durablement ces petits êtres de lumière. L’angelot a fait cette fabuleuse découverte le jour où il a atterri dans une flaque de boue en suivant Corentin. Ce jour là, Maman a été très fâchée à la vue de son bébé tout dégoulinant dans le jardin ! Séraphin aussi avait bien quelques tâches, mais il a suffi que l’Archange Gabriel souffle dessus pour que son corps et ses ailes retrouvent leur blancheur et leur brillance.

 

Ce soir n’est pas un soir comme les autres. Ce matin, Maman a expliqué à Corentin qu’une gentille jeune fille, Amélie, allait venir lui donner son bain et le faire dîner. « Nous allons au Théâtre avec Papa, tu seras bien sage n’est ce pas ? Quand nous rentrerons, je viendrai te faire un câlin ; tu ne le sauras pas car tu dormiras, mais c’est promis, je viendrai ».  Corentin est bien un peu triste de voir Maman partir mais il aime beaucoup Amélie ; elle a toujours de belles histoires à lui raconter au moment du coucher mais surtout, elle invente des jeux formidables quand il prend son bain.

 

Quand Corentin est dans la baignoire, ce que Séraphin préfère c’est jouer avec les bulles de savon. Comme il est plus léger que la plus légère des plumes, plus léger même que l’air, il s’amuse à se percher sur les bulles qui se forment à la surface de l’eau du bain du petit bonhomme. Un jour, l’angelot, qui a le pouvoir de rétrécir pour devenir aussi petit qu’un grain de sable, est même parvenu à entrer à l’intérieur d’une bulle. Il y est resté jusqu’à ce que Corentin souffle dessus et la fasse éclater.  Le bambin aurait bien ri s’il avait pu voir la tête dépitée du petit ange ainsi privé de son jeu. Mais Corentin ignore qu’il n’est pas seul dans son bain !

  

Il s’amuse beaucoup ce soir. Amélie lui a apporté une paille avec laquelle elle fait des glou glou glou glou et des pschhhhhhhhh pschhhhhhhhhhhh pshhhhhhhhh pshhhhhhhhhhh en soufflant dans l’eau du bain. Le bambin ne se lasse pas de ces petits bruits amusants, il rit aux éclats et tape de joie dans ses petites mains. Séraphin n’est pas bien loin. Perché sur le robinet d’eau chaude, le petit ange se réjouit de voir Corentin aussi heureux. Tout à coup, la sonnette de la maison retentit. Amélie pose la paille sur une tablette un peu en hauteur ; elle doit laisser Corentin quelques secondes pour aller ouvrir la porte. C’est papa et maman qui reviennent ; ils ont oublié toutes leurs clés sur la commode de l’entrée.

 

Le bambin est un petit coquin. Il a bien remarqué l’endroit où la jeune fille a posé la paille qui l’amuse tant. Il reste un instant assis à la contempler mais vite l’envie est trop forte. « Elle fait de si jolis bruits cette chose », pense-t-il ; « je vais essayer moi aussi, mais comment l’attraper ? ». Le petit garçon a beau tendre le bras, il est encore trop petit pour atteindre la tablette. Il se lève alors mais comme il ne tient pas encore bien debout, il vacille, tente de s’agripper au carrelage et retombe assis dans un grand plouf !

 

Séraphin est à présent perché sur le rebord du rideau de douche. C’est un poste d’observation idéal pour surveiller Corentin. Amélie n’est pas encore revenue. Il y a un problème avec la porte de la maison, une clé est coincée à l’intérieur et elle ne peut pas ouvrir aux parents du bambin. La jeune fille est inquiète, les minutes passent, l’enfant est seul dans son bain et cette porte qui est bloquée…

 

« C’est trop fort, je vais y arriver » se dit Corentin. Il se lève une nouvelle fois, tend le bras et esquisse un pas en avant… Tout à coup Séraphin voit que le petit pied va se poser sur un morceau de savon. Comme tous les anges, Séraphin peut voir ce qu’il va se passer dans l’avenir avec quelques minutes d’avance. Il a donc compris que le pied de Corentin va déraper sur le savon et que l’enfant va se cogner la tête et retomber dans l’eau tout étourdi. Il sait donc que le danger est très grand et qu’il lui faut agir vite.

 

Le temps est comme suspendu entre deux instants. L’angelot réfléchit très vite. Il entend la voix de Papa et Maman dans le couloir ; Amélie a réussi à leur ouvrir la porte. Leurs pas résonnent dans la maison, ils approchent mais Séraphin sait que s’il n’intervient pas, dans une fraction de seconde il sera trop tard.

 

Le petit ange frissonne, il a peur. Il ferme les yeux pour se concentrer. Ses ailes battent l’air encore et encore ; il secoue la tête à droite, puis à gauche, et à nouveau à droite et encore à gauche, de plus en plus fort, de plus en plus rapidement : « ce n’est pas possible, il faut que je trouve comment faire, Mon Dieu aidez-moi ! ».  Les ailes de l’ange battent tellement qu’il se créé comme une sorte de tourbillon qui vient heurter la tablette, la casser provoquant ainsi la chute de la paille dans la baignoire. Comme Séraphin ne maîtrise pas encore ce nouveau pouvoir, il éclabousse toute la salle de bain.

 

Corentin, voyant l’objet de sa convoitise ainsi à sa portée, se rassied bien tranquillement dans la baignoire avec un grand sourire aux lèvres. Quand Papa, Maman et Amélie arrivent dans la salle de bain, le bébé gazouille en faisant tourner la paille entre ses petites mains potelées. Un court instant, la jeune fille se demande comment la paille a pu atterrir dans la baignoire « J’ai du la laisser dans l’eau» pense t-elle. « Dis-moi Corentin, petit coquin, tu as mis de l’eau partout » dit Maman dans un sourire.

 

Quant à Séraphin, il reprend son souffle assis sur une serviette de toilette moelleuse. Mécontent d’avoir mis de l’eau partout, il se dit que décidément il fait tout de travers ; « pas du tout », lui répond la voix intérieure qu’il connaît bien et qui parle à son petit cœur, « pas du tout,  quelque soit le pouvoir que tu utilises, tu fais toujours de ton mieux pour sauver l’âme de Corentin et nous n’en attendons pas plus.» Sur les douces paroles de l’Archange Gabriel, l’angelot se niche dans le tissu tout doux et se laisse aller à une charmante rêverie un petit sourire accroché aux lèvres.

Tous droits réservés, reproduction interdite.

22 janvier 2010

Mais que font donc Séraphin et Corentin ?

 

Le pinceau s'active à illustrer une maquette pour les éditeurs, 

Quand elle ne travaille pas dans son bureau,

qu'elle ne s'occupe pas de son carré d' AS,

qu'elle ne chausse pas les poulaines brodées de Madame de ***  ,

la plume redécore la petite cabane de Séraphin et Corentin.

Nouvelle bannière, nouvelles couleurs,

et parce que la plume est très bavarde, malgré son peu de temps,

bientôt une nouvelle aventure ! 


 

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01 janvier 2010

Une très heureuse et très Sainte année 2010 ...

... à vous toutes et tous de la part de Séraphin et Corentin

et de leurs modèles ...

les très sages (!) et très inspirés (!)

Amélie, Aurélien, Aloïse et Augustin !

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21 décembre 2009

6.- Séraphin et le sapin de Noël

Si c'est votre première visite, avez vous pensé à lire à vos enfants le Prologue ?



Noel_2Depuis quelques semaines, il se passe des choses étranges à la maison. Maman a rapporté de la cave des cartons énormes qui chaque jour dévoilent des trésors tous plus magnifiques les uns que les autres.


Ce sont d’abord les quatre grosses bougies qu’elle a posé au centre de la table et qu’elle a décoré avec des branches composées de drôles de boules rouges et des petites feuilles biscornues. Le bambin s’est piqué les doigts en essayant d’en attraper une : « Attention Corentin, c’est du houx mon petit chat, c’est une jolie plante mais il ne faut pas la toucher ». Puis, maman a sorti du carton une belle boîte en bois pleine de petits objets emballés dans du coton et du papier de soie : « C’est la crèche mon bébé, c’est très fragile et précieux, tu peux la regarder mais n’essaie pas d’attraper les personnages, ils pourraient tomber et se casser. »

Noël ! Noël ! Noël ! Séraphin est en joie depuis quelques jours et comme tous les anges gardiens, il se prépare à fêter l’arrivée du divin enfant. Le petit ange sait bien que lors de la Sainte Nuit il devra chanter de tout son cœur à la gloire de Notre Seigneur. Ce sera la première fois alors il s’entraîne en grand secret pendant que Corentin dort. Assis sur les barreaux du lit de son petit protégé, il répète les paroles des chants de la messe de Noël. Comme tous les anges, Séraphin a une voix pure comme le cristal et son Gloria s’envole à des kilomètres au delà des étoiles, au delà même du ciel. Certes, les oreilles de Corentin ne l’entendent pas mais l’âme du bambin, elle, perçoit cette belle mélodie qui le berce et lui procure de beaux et doux rêves.

 

Aujourd’hui après la messe, Papa, Maman et Corentin sont allés choisir le sapin de Noël. Le petit garçon se sent tout petit au milieu de tous ces arbres qui lui semblent immenses. Il serre très fort la main de Maman pendant que Papa discute avec le fleuriste. « Tu vas voir, mon chéri, dit-elle au bambin, nous allons en prendre un qui va toucher le plafond ! » Quand Corentin se réveille de sa sieste, le sapin est là et, en effet, il touche le plafond du salon. L’enfant s’en approche lentement, tout intimidé. « Viens, mon bonhomme » lui dit Papa, « n’aies pas peur, je viens de le fixer et maintenant tu vas aider Maman à le décorer ».

 

Depuis que l’arbre est installé, Séraphin n’en quitte pas le sommet ; il a trouvé là un poste d’observation idéal pour suivre les faits et gestes de son petit protégé. Assis au milieu du tapis, Corentin, lui, observe maman qui déballe le dernier carton : celui des décorations de Noël. « Comme elles sont belles toutes ces guirlandes dorées, comme elles brillent ! » « Oh et ces boules de toutes les couleurs, comme j’aimerais jouer avec !» se dit le petit garçon en essayant de tout attraper. Maman a bien compris que Corentin rêve d’avoir toutes ces jolies choses entre les mains. « Viens, tu vas m’aider » lui dit-elle en souriant et elle lui donne un petit ange aux ailes dorées à placer sur une branche basse de l’arbre.

 

Séraphin aussi est très intrigué par tous ces beaux objets cachés dans le carton de Maman. Le petit ange n’a jamais encore connu de Noël terrestre car l'an dernier Corentin était si petit qu’il était resté à le veiller dans son couffin. Mais cette année, c’est différent et, comme le bambin, l’angelot aussi découvre la magie de Noël sur terre. Il va de surprises en surprises et s'amuse beaucoup à sauter de boules en boules au milieu des branches du sapin. L’ange doré accroché par Corentin l'attire tout particulièrement mais Séraphin trouve décidément que ses ailes sont beaucoup moins belles que les siennes ! 

 

« Regarde Corentin, c'est magique » dit maman en éteignant la lumière. Et tout à coup, dans l'obscurité, le sapin se met à briller de mille feux, puis à clignoter, en vert, en rouge, en bleu. Sous le regard attendri de Maman, le petit garçon écarquille les yeux et bat des mains en poussant des petits cris de joie. De son côté Séraphin s'amuse en voyant ses ailes prendre tous les reflets de la guirlande et devenir tout à tour bleues, rouges et vertes. Comme toutes les ailes d'ange, celles de Séraphin capturent la lumière et la renvoient de façon encore plus brillante pour la plus grande joie de l'angelot qui vient de le découvrir. Il volète dans le salon, s'accrochant un instant au lustre, se perchant quelques secondes sur la poignée de la fenêtre pour enfin reprendre son souffle au sommet du sapin.

 

Corentin est seul dans le salon ; papa s’est absenté un instant pour aider maman à installer une guirlande au dessus du grand miroir de l’entrée. Assis en tailleur sur le tapis, le petit garçon ne bouge pas ; il est captivé par le sapin qui clignote de toutes les couleurs. Quant à Séraphin, épuisé d’avoir ainsi voleté durant toute l’après midi, il se repose assis sur l’étoile dorée accrochée au sommet de l’arbre. Décidément toutes ces lumières intriguent beaucoup  le bambin qui se lève et, tout doucement, s’approche du sapin. De petits pas en petits pas, Corentin est maintenant arrivé à son but et cherche à attraper la boule dorée qu’il convoite depuis que maman l’a accrochée tout à l’heure.

 

Voyant Corentin s’approcher ainsi, Séraphin quitte son poste d’observation. L’ange a bien compris que la curiosité du petit enfant lui fait courir un grand danger. Perché sur la pointe de ses petits pieds le bambin tend le bras pour attraper la boule dorée mais elle est encore trop haute. Dépité, Corentin s’assied au pied du sapin et suce son pouce en se demandant ce qu’il pourrait bien faire maintenant. Séraphin pousse un soupir de soulagement en voyant le bébé renoncer à attraper la boule. C’est aussi le moment que maman choisit pour passer une tête dans le salon : « comme tu es sage mon bébé ! Je reviens dans une toute petite minute. »

 

 

Mais ce moment de calme n’est que de courte durée. En effet, le petit bonhomme s’est remis debout et ce n’est plus la boule qu’il regarde mais la guirlande électrique. Le bébé attrape l’une des ampoules de la guirlande et s’amuse de la voir s’allumer puis s’éteindre dans sa petite main potelée. Plus le visage de Corentin s’illumine de joie, plus celui de Séraphin s’éteint marqué par la peur. Le garçonnet attrape alors l’ampoule suivante, puis il tire un peu sur le fil de la guirlande pour en attraper une autre et encore une. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il parvienne au bout de la guirlande. Il s’arrête un instant et se demande pourquoi le fil disparaît dans le mur. Séraphin est pétrifié, cherchant comment sauver Corentin. 

 

Le petit garçon est à nouveau debout ; il tient dans chaque main un bout de la guirlande et tire sur les deux en même temps. A la gauche du bambin, le sapin chancèle tandis qu’à sa droite la prise électrique est en train de se tordre dangereusement. Dans le couloir Papa et Maman ne se doutent de rien ; une fois la guirlande posée sur le miroir, ils revissent maintenant une ampoule du lustre. 

 

Corentin tire une nouvelle fois sur la guirlande et brutalement un éclair jaillit du mur. Séraphin ne réfléchit plus à ce qu’il doit faire. Il se jète sur le fil électrique et tout son corps absorbe la décharge. Nul ne peut le voir mais l’ange, quoique secoué par le choc, se met à scintiller de toutes les couleurs. La maison, elle, est complètement plongée dans l’obscurité. Le bambin, déséquilibré, est tombé sur ses petites fesses. Il hurle de peur et Maman se précipite ; elle cherche à tâtons son bébé. Papa arrive à son tour dans le salon avec une lampe de poche. Corentin est assis à côté de la prise électrique, il est en larme mais sans autre blessure qu’une petite griffure sur la joue. C’est Grosmatou qui l’a griffé en s’enfuyant terrorisé par l’arc électrique.

Papa est pensif. Il se gratte les cheveux et se demande ce qu’il a bien pu se passer. Il se dit qu’il a du provoquer un court circuit en revissant l’ampoule. Quant à maman, elle gronde Grosmatou, persuadée que Corentin pleure car le chat lui a éraflé la figure. Il n’y a que Séraphin qui connaisse la vérité mais le petit ange est aussi le gardien des secrets !

Tous droits réservés - reproduction interdite

11 décembre 2009

Crèche Missionnaire

 

Je prie le saint Enfant de vous attacher à sa crèche

( BOSSUET, Lett. Corn. 143)

 

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COURONNE

 

 

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28 novembre 2009

5. - Séraphin et les drôles de petites boules rouges


Si c'est votre première visite, avez vous pensé à lire à vos enfants le Prologue ?

  Souvenirs personnels des bons anges de mes enfants

Amélie, Aurélien, Aloïse et Augustin


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Séraphin s’amuse vraiment beaucoup depuis que Corentin a reçu un petit train en bois. Il ne cesse de le faire tourner et tourner encore sur le circuit monté par Papa. Plus léger que la plus légère des plumes, le petit ange se perche sur la cheminée de la locomotive, étend grand ses ailes et éclate de rire dans les virages. Seul l’archange qui n’est jamais bien loin de l’angelot débutant peut entendre Séraphin ; Corentin, lui, ne se doute pas un instant qu’il a un petit compagnon de jeu. 

Le petit garçon tourne la tête vers la porte ; il a entendu un drôle de bruit… Curieux comme tous les petits enfants, il abandonne alors locomotive et wagon pour se précipiter dans le couloir. Drgrrrrrdrrrrrrrrgrrrrrrrrrrr … Quel est donc ce bruit ? On dirait … des clochettes ? Non, ce ne sont pas des clochettes. Drgrrrrrrrrrrrrrrrrrrrdrrrrrrrrrrrrgrrrrrrrrr … un hochet peut-être ? Non plus. On dirait que ça roule … ce serait un grelot alors ? Mais Corentin ne voit rien. Il s’avance de son pas encore hésitant et, pour ne pas tomber, il appuie l’une de ses mains sur le mur du couloir. 

Séraphin, qui voudrait bien savoir aussi ce que c’est que ce bruit étrange, a suivi Corentin. Perché sur le lustre du couloir, il observe la scène avec la plus grande attention. L’angelot vient de faire une grande découverte : comme tous les anges gardiens, le petit ange voit à travers les meubles ! Envolé le fauteuil, volatilisé le porte-manteau, le couloir est comme vide à ses yeux. Quant à la commode, on dirait que ce qu’elle contient flotte dans l’air. Séraphin bat des ailes tout excité de sa grande trouvaille. 

Corentin s’est remis à quatre pattes. C’est tout de même plus pratique pour le petit bonhomme ! Le bébé s’approche de la commode. Oh ! mais ce ne serait pas une patte qui dépasse là ? On dirait que … mais oui, c’est Grosmatou ! Le bambin éclate de rire et tend sa petite main potelée vers la queue du chat. Mais Grosmatou ne veut pas jouer avec Corentin. Il s’échappe et laisse tomber de sa gueule le précieux trésor avec lequel il jouait.   Drgrrrrrdrrrrrrrrgrrrrrrrrrrr … fait cette chose bizarre en roulant dans le couloir. 

Séraphin est toujours perché sur le lustre du couloir. De ses ailes, il caresse les pampilles qui frissonnent dans un léger tintement que seul l’ange peut entendre. Son nouveau jeu l’absorbe tellement qu’il ne voit pas que Corentin tient dans sa main un sorte de tube qu’il agite comme un hochet : Drgrrrrrdrrrrrrrrgrrrrrrrrrrr … Drgrrrrrdrrrrrrrrgrrrrrrrrrrr …  C’était donc cela ce bruit ! Comme il est beau ce hochet, se dit le bébé en le portant à la bouche.

Décidément, Corentin s’amuse bien avec sa trouvaille. Il est assis au milieu du couloir et joue à faire tintinabuler le petit tube. Maman n’est pas très loin ; elle écrit un mot à Bonne-Maman. De son côté, Séraphin fait de la balançoire sur l’une des branches du lustre. Gling gling gling font les pampilles … Tiens, un courant d’air se dit Maman … Il n’y a que Grosmatou qui boude dans son coin en observant le bambin qui lui a volé son jeu.

Corentin est très fier. Il est arrivé à ouvrir le tube qui avait été mal fermé. Des petites boules rouges s’en échappent et roulent dans le couloir. Comme elles sont jolies, se dit le bébé ! Comme elles brillent ! Comme elles doivent être bonnes ! Une par une il les ramasse et les tient bien serrées dans ses petites mains.

Patapoum ! Séraphin vient de tomber. L’angelot est assis au milieu du couloir, ses ailes déployées autour de lui. Il est un peu assommé par cette chute brutale qu’il ne comprend pas. Mais comment est-ce possible se demande-t-il ? Je n’aurais pas du tomber … je suis un ange et les anges ne peuvent tomber puisque leurs ailes se déploient toujours à temps … Séraphin est perplexe et comme toujours lorsque quelque chose lui échappe il se frotte le bout du nez. Dans un coin du couloir l’Archange Gabriel regarde l’angelot avec un drôle de sourire…

« Séraphin ! » souffle l’Archange, « Séraphin n’as-tu donc rien à faire ? » Le petit ange regarde Gabriel avec une moue dépitée puis baisse la tête un peu honteux… Du regard, l’archange lui désigne Corentin qui s’apprête à mettre dans sa bouche l’une des drôles de petites boules rouges… Séraphin a beau crier : « Non, Non, Non », le bébé ne l’entend pas … Que faire ? Maman est toujours à son bureau, elle tourne le dos au petit enfant.  Comment pourrait-elle deviner que Corentin a trouvé son tube de médicament ?

« Trouve le bon pouvoir Séraphin », murmure Gabriel, « trouve le bon pouvoir ». Comme tous les anges gardiens débutants Séraphin ne sait pas exactement ce dont il est capable. C’est par hasard qu’il le découvre au fur et à mesure des missions qu’il accomplit. Mais là Séraphin ne trouve rien. Il cherche désespérément mais rien ne vient ; aucune idée, rien. Comment faire ? Il a très peur. Dans quelques instants il sera trop tard ; Corentin aura avalé les boules rouges. Un gros sanglot secoue alors l’angelot et deux grosses larmes roulent sur ces joues rebondies.

Séraphin l’ignore encore, mais les larmes d’ange sont un peu magiques.  Elles résonnent dans le cœur des mamans. Quand un ange gardien pleure, elles entendent comme une voix qui leur dit : « Allez-y vite » …  Tout à coup, Maman s’arrête d’écrire. Quelque chose au fond d’elle a senti les deux grosses larmes de Séraphin. Elle se précipite dans le couloir, retire des mains de son bébé les pilules qu’il tient et le serre fort contre elle en remerciant le ciel d’être arrivée à temps.  Quant à Séraphin, il se niche dans les bras de l’archange pour se faire consoler de son gros chagrin.

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18 novembre 2009

Et voici ... SERAPHIN !

Le grand moment est arrivé,

hier soir Laure vous présentait Corentin,

et maintenant, j'ai la joie de vous dévoiler le Séraphin qu'elle cachait dans ses pinceaux.



seraphin_2


C'est une grande émotion pour moi que de voir ces petits personnages prendre corps.

Pendant longtemps simples lettres couchées sur le papier,

suite de mots formant une histoire, puis une autre et encore une autre,

voilà qu'aujourd'hui ils s'échappent de ma plume pour vivre une autre vie.

Deo Gratias

.... à suivre.